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Préambule :
Il nous arrive
fréquemment de spéculer sur les résultats attendus d'une
amélioration de l'équipement en termes de bruit. Il arrive aussi
souvent qu'après beaucoup d'efforts et d'investissements,
l'amélioration ne soit pas aussi palpable que souhaitée.
Aussi m'a-t-il semblé intéressant, en me basant sur les articles
de KA1GT publiés entre autres dans l'ARRL UHF / Microwave
Experimenter Manual, d'essayer de mettre tout cela en chiffres et
de quantifier, en se basant sur les paramètres connus de nos
installations, les gains espérés.
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Le bruit :
A température ambiante, les électrons
d'un matériau disposent de l'énergie nécessaire pour se déplacer
dans le réseau cristallin, les mouvements sont aléatoires et
désordonnés, on parlera de mouvement brownien. Le mouvement
brownien est une description du mouvement aléatoire des atomes
et molécules qui ne sont soumis à aucune autre interaction que les
chocs, la mesure de l'énergie moyenne des particules en mouvement étant
donnée par la température exprimée en Kelvin.
Pour mémoire la conversion °Celsius vers Kelvin s'effectue ainsi :
K = °C + 273,15
°C = K - 273,15
à 0 K, il n'y a plus d'agitation dans la matière, à température
ambiante, soit 293 K pour une pièce à 20°C, le mouvement brownien
provoque de nombreux mouvements et chocs même dans une modeste
résistance. Or mouvements désordonnés d'électrons dans la matière
équivalent à courants et courants dans la matière équivalent à
bruit dans un récepteur.
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Puissance de
bruit dans une résistance :
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On peut déterminer la
puissance de bruit due à l'agitation thermique dans une résistance
par la
relation suivante :
P = puissance du bruit en Watt
k = constante de Boltzmann 1,38 10-23 JK-1
B = bande passante en Hz
T = température en K
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On note que la
puissance de bruit est liée fondamentalement à la température, plus
la température sera importance, plus l'agitation thermique le sera
également et conséquemment la puissance. On remarquera par ailleurs
qu'une réduction de bande passante diminue la puissance de bruit.
On peut ainsi déterminer à titre d'exemple la puissance de bruit dans
une résistance portée à température ambiante (20°C) pour une bande
passante de 2400 Hz :
P = 1,38 10-23
x (20 + 273,15) x 2400
P = 9,7 10-18 W
Cette valeur n'est pas très pratique à manipuler, exprimons-la en dBm,
valeur plus adaptée.
P = 10 Log (9,7 10-15) ( 9,7 10-15
n'est pas une erreur, c'est le simple passage des W vers les mW)
P = -140 dBm
Donc pour résumer, la puissance de bruit dans une résistance à
température ambiante est équivalente à un signal large bande de
puissance -140 dBm. Si nous imaginons que cette résistance est notre
récepteur, nous en déduirons que tout signal dont la puissance sera
inférieure à -140 dBm sera sous le seuil de bruit.
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Facteur de bruit - figure de
bruit :
Examinons
un amplificateur parfait :
Ce dernier est pourvu d'un gain "G", on applique à l'entrée
un signal Si pourvu d'un bruit Ni, on retrouve en sortie ces grandeurs
multipliées par le gain, soit So le signal de sortie équivalent à
GxSi et No équivalent à Gx Ni.
Dans ce cas de figure idéalisé, le rapport F - facteur de bruit - vaut
1, l'amplificateur ne produit pas de bruit interne. En d'autres termes
le rapport du signal d'entrée sur le bruit d'entrée est égal au
rapport du signal de sortie sur le bruit de sortie. Malheureusement, les
amplificateurs ne sont pas parfaits et amène leur bruit propre, F, le
facteur de bruit est toujours supérieur à 1.
On
peut exprimer le facteur de bruit avec un logarithme, les anglo-saxons
appelle ceci la figure de bruit, cette nouvelle valeur s'exprimera en
dB.
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Retour sur le bruit et
introduction de la température de bruit équivalente :
La notion de température de bruit utilise le bruit thermique
comme référence, elle permet de caractériser le bruit généré par
une source de bruit quelconque.
Elle mesure la puissance du bruit généré par un dispositif, exprimée
comme la température équivalente d'une résistance qui, placée à
l'entrée d'un dispositif à contribution de bruit nulle, génère le même
niveau de bruit en sortie. La température de bruit est généralement
exprimée en Kelvin.
D'une manière équivalente on pourra qualifier la puisance du bruit par
une température. Dans notre exemple pour une puissance de -140 dBm, on
parlera d'une température équivalente de bruit de 293 K.
Dans le cas de la résistance, sa température de bruit équivalente
était égale à sa température physique (les 20°C soit 293 K), en
revanche pour d'autres dispositfs comme les transistors par exemple ce
ne sera pas le cas.

Relation entre figure de bruit et
température de bruit |
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Donc
pour tout dispositif, la température de bruit sera fournie par cette
relation avec comme toujours :
P = puissance du bruit en Watt
k = constante de Boltzmann 1,38 10-23 JK-1
B = bande passante en Hz et T = température en K
On pourra ainsi passer de la température
de bruit vers la figure de bruit en appliquant cette relation dans
laquelle le logarithme est le log base 10, T la température de bruit en
K et NF, la figure de bruit en dB
Et
on pourra aussi établir une relation inverse entre température
de bruit et figure de bruit par cette relation, toujours avec les mêmes
unités
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Mise en série d'amplificateur :
Cette configuration est intéressante
d'une part parce qu'elle correspond à la réalité matérielle de nos
installations et d'autre par parce qu'elle va nous mettre en évidence
des concepts premiers.
Dans cette relation G et F doivent être exprimés en rapport, G
représente le gain et N le facteur de bruit.
Si l'on cascade plusieurs amplificateurs en supposant leurs liaisons sans perte
nous obtenons ceci. On note alors quelques éléments importants :
- Le bruit du premier amplificateur est déterminant pour le bruit
global
- le bruit ramené par le second préampli vaut son bruit divisé
par le gain du premier
- le bruit ramené par le 3ème amplificateur vaut son bruit
divisé par le produit des gains des étages précédents
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L'installation réelle :

Elle est proche de ce schéma, partant de ou des antennes, on trouve une
ligne coaxiale qui rejoint le préamplificateur en tête de mât. Depuis
ce préampli et à travers une commutation, une autre ligne
rejoint la station. Le préampli 2 est rarement présent, le câble peut
rejoindre le récepteur soit directement dans le cas d'une descente par
câble séparé soit par le biais d'un contact de relais.
Grâce à la feuille de calcul ci-dessous, nous allons pouvoir estimer
la température de bruit de notre installation, la démarche de calcul
est la suivante (KA1GT):

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Utilisation de la feuille de
calcul :
Cette feuille de calcul permet de simuler toutes (ou presque!) les
configurations, quelques règles de saisie :
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- ne saisir des valeurs que dans
les cellules violettes
- si vous souhaitez ne pas tenir compte d'un élément,
positionnez ses paramètres à 0
- vous pouvez inclure les pertes liées à la connectique ou à un
relais coaxial soit dans les pertes d'une ligne soit dans le bruit d'un
amplificateur
- Toutes les valeurs hormis la température antenne sont à
fournir en dB, la feuille convertit les dB en rapport, les figures de
bruit en témpératures automatiquement
- la température antenne en tropo ne sera pas inférieure à
+/-300 K, des valeurs plus basses sont escomptables quand élévation il
y a et que l'antenne pointe vers une région froide du ciel
- une aide sommaire est fournie en passant la souris sur le
repère rouge " commentaire"
- vous pouvez télécharger la feuille de cacul Excel®
en
cliquant ici. (clic droit et Enregistrer la cible sous)
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